DES ARTISTES AUTOUR DU SUJET SUR LA VILLE D’ANTANANARIVO

Le thème de cet évènement tourne autour de la ville d’Antananarivo : sa population, l’exode rurale, l’évolution de la ville et la vie des citoyens. Chaque artiste-chanteur jouait un morceau en relation avec ce thème, à commencer par Bekoto. Avec sa chanson « Lendrema », il décrit comment était la vie d’un paysan venant chercher fortune dans la capitale, une chanson qui date mais qui reflète bien encore la réalité actuelle. C’est au tour de Sareraka ensuite d’interpréter « Ambohidavenona » une chanson qu’il a écrite en 1967 et qui démontrait la vie de la société malgache à cette époque.

Il a aussi expliqué la signification de son petit nom d’artiste « Samy reraka daholo » en faisant référence aux différentes classes sociales. Avec l’animateur de l’IEP, il a fait participer les étudiants en les faisant monter sur scène et de dire les « Vaovao » selon leurs inspirations. Samoela, pour sa part a chanté « Sexy girl » une chanson des années 1990 qui parle de à la débauche mêlant tristesse et inspiration, on y repère le mode de vie et de fonctionnement des jeunes Tananariviens à cette période.

Enfin l’artiste et philosophe par moment, Vahombey s’est démarqué par son intervention sous forme de kabary : « Mandranitra » ou inciter, exciter, dynamiser et motiver tout un chacun en s’adressant aux étudiants « Vous êtes les politiciens de demain ». Il a aussi donné sa vision de la ville et de sa population : chaque artiste a « un devoir moral » où chacun est responsable de ce qu’il dit et chacun a la responsabilité de ce qu’il comprend. Son slogan, Mahasoa = le Bien et Mahafinaritra = le plaisir, ensuite Fahafahana = la liberté, sous-entendu pas de censure, ne pas interdire. Il a enfin parlé sans hypocrisie de la vie politique à Madagascar et ses gouvernants.

Pour terminer, chaque artiste s’est exprimé sur leur engagement dans la vie de tous les jours que ça soit personnel ou autre. Comme projet musical, Samoela aurait composé une chanson sur les « Bidons jaunes » en faisant référence aux fréquentes coupures d’eau courante dans la ville d’Antananarivo alors que nous somme en 2019 et bientôt 2020.

Angélique, Encadreur

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