Le samedi 14 mars 2020, pour prévenir la pandémie du Covid-19, le président Andry Rajoelina a suspendu des vols internationaux reliant l’Europe et Madagascar ainsi que les vols régionaux. Les navires de croisières ont aussi été mis à l’écart. Bien que Madagascar soit composée de 85% de paysans, le tourisme est un secteur à fort potentiel. L’arrivée de cet ennemi invisible fragilise ainsi le pays.

Les touristes de par le monde se voient malheureusement confinés dans leur domicile respectif. En raison de cette absence d’activité, la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM) indique que des emplois sont en péril tout le long de la chaîne de valeur. 44 000 emplois directs et 300 000 emplois indirects sont concernés. Les pertes seraient par ailleurs estimées à 1 900 milliards d’Ariary pour l’ensemble du secteur (hôtels, restaurants, bars, guides, etc.).

Certes, le paiement de divers taxes et impôts a été reporté, mais l’État malagasy ne s’est pas encore prononcé sur une éventuelle subvention des sociétés privées. En d’autres termes, chaque opérateur doit essayer tant bien que mal de gérer la situation, quitte à procéder à une compression de son personnel.

Contrairement à d’autres pays, tels que les Etats-Unis, la France ou le Brésil, les statistiques de Madagascar sont nettement plus « favorables » avec un nombre de décès contenu et un taux de guérison important. Toutefois, l’état d’urgence sanitaire reste en vigueur pour limiter la prolifération du virus. Ainsi, les entreprises n’ont pas la possibilité d’exploiter leur plein potentiel.

Face à ces circonstances, le Ministère du Tourisme serait en train d’échafauder un plan d’actions pour relancer les activités touristiques. Néanmoins, rien n’en garantit le succès secteur compte tenu de la baisse du pouvoir d’achat mondial et de la durée du confinement encore incertaine.

« Dans ce contexte et vu que les entreprises contribuent de manière conséquente à la caisse de l’Etat, il est indispensable que l’Etat les soutienne en prenant en charge ces pertes de salaires », déclare un administrateur de la CTM. Il propose le recours à la CNAPS pour aider les travailleurs puisqu’elle génère des bénéfices à coup sûr chaque année. Ce serait une première solution afin d’endiguer les conséquences néfastes liées au Coronavirus.

Angélique, Encadreur

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