QUELLES LOIS POUR LUTTER CONTRE ?

Depuis les temps anciens, les femmes sont considérées comme des êtres soumis par l’homme dont l’idéologie chrétienne a largement contribué à l’asservissement des femmes. À Madagascar, la violence à l’égard des femmes ou des filles sont encore une réalité voire même une norme dans certaines régions. Pourtant des lois ont été légiférées afin de préserver toutes femmes de toutes sortes de violence de la part de l’homme.

Selon la constitution malgache article 8 :
« les nationaux sont égaux en droits et jouissent des mêmes libertés fondamentales protégées par la loi sans discrimination fondée sur le sexe, le degré d’instruction, la fortune, l’origine, la race, la croyance ou l’opinion ». Cela met la femme au même piédestal que l’homme mais cela ne reflète pas la réalité de la société. En effet, nombreux sont les domaines où il n’y a pas d’égalité entre l’homme et la femme. Tout d’abord, l’article 53 de l’ordonnance n°62-089 du 1er Octobre 1962 relative au mariage désigne l’homme comme étant le chef de famille et la femme en tant que celle qui concourt avec lui à assurer la direction morale et matérielle de la famille et à élever les enfants. Cela donne déjà une prérogative pour l’homme par rapport à la femme. Cette inégalité considère déjà la femme comme inférieure à l’homme au niveau familial.

La violence institutionnalisée

Selon les féministes, dans son analyse du contexte social, la société prépare l’homme à occuper un rôle dominant et s’il n’y parvient pas naturellement, il tend à le faire par la force. De plus, selon la théorie de l’apprentissage social. Les comportements violents s’acquièrent par l’observation des autres et se maintiennent s’ils sont valorisés socialement. La violence se trouve donc institutionnalisée d’où le fait qu’en 2018 selon Nathalie RAZAFINDEHIBE, présidente de la commission nationale de lutte contre la violence faite aux femmes, 65% des femmes malgaches sont victime de violence.

Quelles lois protègent donc les femmes des violences surtout conjugales ?

La violence à l’égard des femmes ou des filles est l’une des violations des droits fondamentaux dans le monde. À Madagascar, l’atteinte à l’intégrité physique ou la violence à l’égard de la femme est punie par la loi. Concernant les violences sexuelles, l’article 332 du code pénal punit sévèrement aussi bien le viol et l’attentat à la pudeur : « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol ». Concernant la violence domestique, l’article 312 du code pénal inclut dorénavant explicitement la violence conjugale : « quiconque aura volontairement fait des blessures ou porté des coups à ses père ou mère légitimes, naturels ou adoptifs, ou autres ascendants légitimes, ou à son conjoint sera puni… ». Par contre la violence psychologique ou morale à l’encontre des femmes notamment au sein de la famille reste absente de l’arsenal juridique.
La violence faite aux genres, principalement aux femmes au sein du foyer a été institutionnalisée dans la société et la prédominance de l’homme dans la société est encore établie par les inégalités surtout en droit. Mais la violence se trouve quand même être un crime puni par le droit pénal.

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