La femme, source de développement

Les étudiants de l’Institut d’Etudes Politiques Madagascar dans le club « Culture et Vie Politique » ont organisé le vendredi 27 mars 2015 une conférence sur le thème : « Ny vehivavy antoky ny fampandrosoana ».
Quatre femmes influentes dans la société malgache ont été les invitées de cette rencontre : Madame Saraha Georget Rabeharisoa, Présidente Nationale du Parti Vert ; Madame Sylvia Pages Besie, Présidente de l’association EFOI (Entreprendre au Féminin de l’Océan Indien), Madame Harilala Ramamantsoa, Directrice Générale de Madavision, Madame Heriniony Raoera Chandoutis, enseignante en Droit, Présidente de l’association des droits de l’homme à Madagascar.

Les jeunes organisateurs ont surtout souhaité mettre en exergue la valeur de la femme et son rôle dans le développement économique, politique et socio-culturel à Madagascar. L’avis et l’expérience de ces quatre personnalités au profil différent ont particulièrement enrichi la conférence.

Il est constaté que la femme malgache est généralement une femme responsable et active dans son foyer, dans son quartier, dans la vie sociale, souvent même plus que les hommes, mais la société ne permet pas toujours son émancipation pour être leader : coutumes, croyances, lois, ou même des trafics en haut lieu entravent encore leur droit et leur développement.

A l’une des premières questions soulevées « quel seraient les différenciations apportées par la femme dans le cadre du travail ? », il a été évoqué notamment par Mme Ramanantsoa la particularité de la femme d’être une personne à multiples responsabilités. Elle est femme, mère, épouse, citoyenne, entrepreneur, militante… ce qui fait d’elle, une personne attentive aux détails, persévérante et patiente.

Les intervenantes Mmes Rabeharisoa et Chandoutis n’ont pas manqué d’évoquer le rôle de la femme dans la vie politique en citant la loi sur la parité qui reste un combat, se référant également à la réconciliation nationale qui devrait inclure les femmes dans ce processus car elles représentent plus de 50% de la population et que leur voix compte.

Une des intervenantes Mme Pages, a d’ailleurs soulevé l’idée d’une femme à la tête du pays, appuyant que cela pourrait apporter le changement que les hommes n’ont pas réussi. Considérant par exemple la communication comme une des bases du développement et que les femmes sont généralement meilleures communicatrices, elles pourraient établir une meilleure communication avec la population.

Au final, on constate que tous les secteurs sont reliés : la société civile, les ong, le secteur privé, le public, dans lesquels les femmes doivent prendre de plus en plus de responsabilités. Dans le thème de la conférence, on s’accorde à dire que le développement global vient surtout d’un projet politique qui s’intéresse à l’amélioration des conditions de vie et aux moyens d’y parvenir. Mais cela se fait par la collaboration des différents secteurs.

Les intervenantes ont encouragé les jeunes et surtout les jeunes femmes à s’activer, à oser, oser avancer, faire des erreurs et se relever, prendre des responsabilités, rejoindre des groupes pour devenir des forces de propositions et de négociations. Mais tout cela doit émaner avant tout de ses propres convictions pour être soutenable et reposer sur un équilibre de vie, de choix de vie.

IEP MADAGASCAR

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