Une crise environnementale majeure menace la planète. 15 000 scientifiques des 184 pays s’insurgent devant la dégradation de la biodiversité à travers des indicateurs comme l’indice de la qualité de l’air. De plus, nous atteignons la sixième extinction massive de la biodiversité. Le réchauffement climatique n’a cessé d’augmenter ces dix dernières années. En 2017 et 2018, des températures record ont été constatées. C’est pourquoi, en 2019, le projet de « Pacte mondial pour l’environnement » a été proposé. Il consiste à revoir les grands principes de l’environnement ainsi que la mise à jour des codifications et des valeurs juridiques.

Pourtant, l’arrivée du Covid-19 change totalement la donne. Puisque l’heure est à la prudence et que les gouvernements priorisent le confinement, la Terre peut de nouveau souffler.

Une biodiversité de nouveau préservée

En plus de la distanciation sociale à respecter, les activités économiques, notamment les industries et les services, sont restreintes. Cela améliore grandement les conditions de vie, avec une pollution moins prononcée.

Certains animaux peuvent enfin profiter de leur habitat et circulent même dans les rues désertées par des habitants confinés. Dans les parcs fermés depuis mi-mars à Paris, la flore a eu le temps de s’épanouir. ce second trimestre 2020 : la crise mondiale Le trafic maritime étant arrêté, les espèces aquatiques peuvent désormais s’agglutiner dans des zones qu’ils ne fréquentaient guère auparavant. C’est notamment le cas en Sardaigne où l’on a pu observer des dauphins nager dans les ports.

Les animaux sauvages rôdent  dans les villes désertes

La pollution largement en baisse depuis la crise

La pollution atmosphérique a considérablement baissé dans les premiers pays touchés par le Coronavirus. On observe des baisses spectaculaires des émissions de gaz à effet de serre, notamment aux États- Unis et en Italie.

Mais le changement le plus flagrant se situe en Chine. En moyenne, 1,1 million de personnes y meurent chaque année à cause de ce phénomène de pollution. Depuis la prolifération de la pandémie, sa concentration de dioxyde d’azote a diminué de 30 à 50% par rapport à 2019 dans les zones urbaines. Ce changement a été tout d’abord observé par la NASA à Wuhan, puis sur tout le pays.

Concentrations en NO2 à Wuhan sur trois périodes en 2020 : du 1er au 20 janvier (avant le Nouvel An lunaire), du 28 janvier au 9 février (autour des célébrations du Nouvel An) et du 10 au 25 février (après l’événement). Les valeurs de 2020 sont comparées aux mêmes périodes de 2019 pour référence.

De meilleures conditions environnementales, mais à court terme

Malgré ce qui semble être des avantages dus à la pandémie, Inger Anderson, la Directrice Exécutive du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, affirme tout le contraire.

François Gemenne, chercheur à l’université de Liège, apporte également des éclaircissements sur le sujet. En réalité, le Covid-19 se présente comme une « bombe à retardement » et soutient que les baisses des pics de pollution sont insuffisantes pour modifier la trajectoire du réchauffement climatique.

La fin du confinement marquera aussi le début de la relance économique. Ainsi, un rebond des émissions de CO2 sera donc au rendez-vous, si des mesures environnementales adéquates ne sont pas prises. Il semble pourtant évident que les opérateurs économiques souffrent énormément de la situation. Ces derniers feront donc les efforts nécessaires pour remédier aux pertes financières causées par le Covid-19.

Les mesures à prendre pour un environnement prospère

« Un des piliers essentiels de notre plan de relance post-COVID devra être de mettre en place un programme ambitieux, quantifiable et inclusif, dans la mesure où préserver une nature riche diversifiée et florissante fait partie intégrante de notre survie » -Inger Anderson, Directrice Exécutive du PNUE.

L’urgence sanitaire présente un grand danger, car elle fait passer l’urgence climatique au second plan, alors que la pandémie est étroitement liée à l’environnement. En fin de compte, le Covid-19 est apparu en grande partie à cause d’un environnement négligé, et ce, depuis des années.

Des mesures sont donc impérativement à prendre. Ces futures dispositions devraient faire basculer les entreprises vers un système de production plus responsable. La RSE devrait donc être la pierre angulaire au sein de chaque organisation.

Le COP 26, une conférence qui devrait se dérouler à Glasgow au Royaume- Uni ce novembre 2020 est reportée en 2021. Il devrait être un grand rendez-vous crucial pour faire face aux changements climatiques inquiétants et pour mettre en oeuvre l’Accord de Paris.

Eulalie, Licence 2

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